Mercredi 7 mai 2008
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Poème d'Hier
C’est plus une plume, c’est une rivière
C’est plus une encre mais un torrent d’hiver,
Un courant marine, qui sans vouloir vous déplaire
Se complet à se dévoiler par des rimes entières
Passant sans retenue les barrages éphémères
D’une nature rêveuse aux allures altières
Il est homme, il est poète sincère
Il est parchemin et poème d’hier
S’exprime sur une feuille non rancunière
Pour répandre ses plus belles manières.
C’est un abandon , une innocence
Une réplique d’un séisme de l’errance
Un goût d’inachevé qui vient en renaissance
Un absolutisme pour dire non à l’ignorance
Pour ne pas se noyer dans l’abondance
Une signature comme invitation à la connivence ?
Il est homme, il est poète sincère
Il est parchemin et poème d’hier
S’exprime sur une feuille non rancunière
Pour répandre ses plus belles manières.
Alors portent les vents de la servitude
Isolant dans l’océan le marin et sa solitude
Donnant à l’écrivain l’excès de ses certitudes
Devant l’ouvrage renaissent les habitudes
Des mains tremblantes surgie la fortitude
Assumer les ratures, reconnaître sa plénitude
Il est homme, il est poète sincère
Il est parchemin et poème d’hier
S’exprime sur une feuille non rancunière
Pour répandre ses plus belles manières.
Une fin de page à signer pour passer l’étier
Naviguer sans en avoir l’air sur une ultime marée
Au large des marges d’un vélin apprivoisé
Hisser le grand mat de l’homme retrouvé
Se relever et sourire à l’écume des phrases contées
Laisser le bateau ivre divaguer sur des mers ignorées
Il n’est plus poème d’hier mais d’aujourd’hui
Pour dire que rien n’est fini et que tout est en vie….
Armagnac