Salut !


Viens avec moi chevaucher de ta plume les pages et les phrases

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Traversons ce désert de nos inspirations et de nos commentaires

Laissons nous brûler par l’acidité d’une lecture jamais évanescente

 

On m’appelle Armagnac et je t’invite chez moi…..
Jeudi 8 mai 2008

Rappelles toi.

 

 

Fermes les yeux, mais pas trop fort… Les papillons, la première fois que tu les as sentis.

Que tous soit calme autour de toi, et l’innocence de ce jour là, n’en sourit pas plein de nostalgie avec toute la suffisance que les années ont figées en toi, elle ne s’attrape que comme un ballon que tu aurais gonflé à l’hélium, que comme un rhume en te roulant dans l’herbe humide, que comme un baisé glissé sur ton front, n’en percevant que la  moiteur d’un souffle, au seuil de l’inconscience.

Les papillons.

Souviens t’en. Ils sont toujours là, renaissant dans un creux de ventre, quand un sourire te prend par surprise… Niché dans un baisé volé, ou même dans le chocolat dérobé à la va vite, laissant sous la langue une saveur douce et coupable.

La première fois, tu n’étais sans doute pas bien lourd. Peut être un détail à attiré ton œil. Peut être un rire a retenti plus fort ou plus reconnaissable parmi les milles autres sonnant au milieu des cris joyeux.

 

Et tout à réclamé un arrêt.

Rappelles toi la seconde d’éternité d’un seul battement de cils.

La première fois qu’ils s’envolent, c’est comme la première fois que l’on respire.

Ça fait mal.

C’est la surprise, qui t’arrête le cœur

C’est les papillons qui te le réveillent de leurs optimismes tapageurs, qu’il en bondirait hors de ta poitrine, conscient soudain d’un rôle énorme qui lui était confié, il bat.

La puissance de l’événement t’a laissé perplexe, n’est ce pas ?

L’émerveillement t’a dilaté les yeux.

Le souffle t’a échappé.

Peut être même a tu souris.

La douleur est partie, avec elle toute lassitude, si le matin était gris, c’était pour laisser la place à l’immensité d’un autre ciel. Si l’on t’a pressé, c’était pour que tu ne rates pas ce cette seconde. Et ce pull qui te grattait au col était là pour que tu te sentes bien vivant, alerte. Tout n’était que prélude. Plus rien n’a d’importance.

Tu n’a pas bougé, n’est ce pas ? Non pas que le monde se sois arrêté, non pas que le silence, soudain t’ai permis d’entendre ton cœur battre, mais tout tes sens étaient concentrés sur un seul regard. A se rendre sourd à la vie alentour. Une capture d’image, et les papillons dansent. 

 

Je m’en souviens.

C’était hier presque, il faisait mauvais, j’avais mis mes collants à l’envers, un peu nerveuse.

J’inaugurais une toute nouvelle école. J’avais envie d’être jolie, et maman avait attaché mes cheveux en natte autour de mon visage. Elle m’avait acheté une robe en lainage la veille. Mon col me grattais, et j’en avais assez que Raphael tire sur mes couettes. Quand j’men souviens, je me vois très bien tiré sur les pans de ma jupe qui remontais constamment, et oui, ça me fait sourire, je suis pleine d’indulgence pour cette petite moi qui n’était pas très élégante.

 

Passé les grilles, j’étais seule. J’étais nouvelle, c’était octobre, déjà. Les feuilles étaient rassemblées en tas sur un coin de la cour. Il pleuvait. J’étais seule, et j’étais perdue. J’suis remontée l’allée, m’isolé un peu, je regardais autour de moi, et j’ai entendu un rire qui résonnait plus fort que les autres. Oui la terre s’est ouverte sous mes pieds et oui, je n’ai rien compris à ce qui m’arrivait. Ils battaient tellement fort, ses papillons. Je n’entendais plus rien que les propres battements de mon cœur, et peut être, étais je déjà fort romantique, parce qu’ils sonnaient comme une symphonie. Oh oui je m’en souviens, et toujours avec le même émoi, un battement de cil et j’ai appris à aimé, comme ça, plus fort que moi. J’ai souri, et je me rappelle de son visage, de son regard, il me regardait, surement que mes joues ont pris une teinte rouge, surement qu’une nouvelle amie me tirait la manche. Surement que tout le monde se dirigeait vers les classes. Et c’est certain, il m’a sourit. Il était dans la même classe. J’étais timide, j’étais paniquée. Il était tellement gentil. Constamment en train de me défendre, de m’aider. Sébastien. Les années ont passés, avec plein d’occasion. Plein de sourire et de dispute. Mais il était toujours là. J’étais si timide, qu’il m’arrivait de mentir. Et le soir en m’endormant, il revêtait son armure pour me sauver des dragons de mon enfance, je le regardais de loin, et jamais, je ne voulais qu’on le sache, ni lui ni personne. J’attendais peut être l’instant parfait. Et puis nos routes se sont définitivement éloignées. Je ne saurai jamais, même si j’espère, je ne saurai jamais si les papillons on réveillé aussi son cœur, ce jour là.

 

 

 Julie

 

 

par Armagnac publié dans : Julie communauté : Nouvelles d'ici et d'ailleurs
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Commentaires

très jolie histoire... oui les papillons.. je m'en souviens aussi :-)
commentaire n° : 1 posté par : gaby (site web) le: 09/05/2008 12:50:45
Je te remercie, et je te souhaite de toujours te souvenir, ça réchauffe le coeur...
commentaire n° : 2 posté par : Julie le: 10/05/2008 10:10:30

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